17 septembre 2026
Réaction du NPD à la proposition d'adhésion associée à l'UE
La porte-parole du NPD en matière d'affaires étrangères, Heather McPherson, a fait la déclaration suivante concernant les négociations entre le Canada et l'UE :
« Les néo-démocrates saluent le débat grandissant sur le renforcement des relations entre le Canada et l’Union européenne, et nous sommes impatient·es de faire entendre une voix progressiste forte dans ces discussions au cours des prochaines semaines.
Dans un contexte d’incertitude géopolitique croissante et de relations commerciales de plus en plus difficiles avec les États-Unis, le Canada doit tisser des liens plus solides avec des partenaires démocratiques à travers le monde. Nous ne devrions jamais dépendre d’un seul pays pour notre sécurité économique, notre prospérité ou notre avenir.
Nous croyons que le Canada peut renforcer ses liens avec l’Union européenne sur les enjeux qui comptent le plus pour la population : des emplois de qualité, l’action climatique, l’énergie propre, les minéraux critiques, la recherche et l’innovation, ainsi que la résilience démocratique.
Toutefois, ce renforcement des liens doit profiter aux travailleur·euses.
Les néo-démocrates défendront toujours des normes du travail plus rigoureuses, la protection des services publics, les droits de la personne, la protection de l’environnement et l’engagement à garantir que les retombées d’une intensification des échanges commerciaux et des investissements soient largement partagées, plutôt que de profiter principalement aux grandes entreprises et aux investisseurs privés.
Le renforcement des liens avec l’UE offre un immense potentiel pour les Canadiennes et les Canadiens, en particulier pour les jeunes. De meilleures possibilités de travailler, d’étudier, de mener des recherches et de tisser des liens à travers l’Europe pourraient ouvrir des portes à une nouvelle génération de Canadiennes et de Canadiens. Nous devrions également viser une meilleure reconnaissance des titres de compétences professionnels afin que les Canadiennes et les Canadiens puissent faire valoir leurs compétences et leur expérience. Le Parlement européen a déjà désigné la mobilité des jeunes, l’éducation, la recherche et la reconnaissance des qualifications professionnelles comme des domaines propices à une coopération accrue entre le Canada et l’UE.
Il n’existe pas de définition de « membre associé » de l’Union européenne, et le Canada ne cherche pas à devenir membre à part entière de l’UE. Les modalités de tout nouvel arrangement devront faire l’objet d’une réflexion approfondie, d’un débat public et d’un examen parlementaire. Tout accord devra respecter la souveraineté du Canada et servir les intérêts de la population canadienne.
Le Canada et l’UE entretiennent déjà des relations solides grâce à l’AECG, à l’Accord de partenariat stratégique et à une coopération croissante en matière de sécurité, de climat, de recherche et dans d’autres domaines. La question qui se pose maintenant est de savoir comment bâtir sur ces fondations pour rendre notre relation plus ambitieuse, plus résiliente et plus bénéfique pour les Canadiennes et les Canadiens.
Nous n’en sommes qu’au tout début du processus, mais il s’agit d’une occasion importante de repenser la place du Canada dans le monde. Les néo-démocrates aborderont ces discussions avec ouverture d’esprit et des principes clairs. « Nous voulons bâtir un Canada plus indépendant, prospère et durable, où les travailleur·euses, les jeunes Canadiennes et Canadiens et les communautés tirent parti des relations que nous bâtissons.
Nous sommes impatient·es de présenter ces priorités au Parlement et à la population canadienne à mesure que cette conversation progressera. »