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8 juillet 2026

Les lobbyistes de la privatisation se réjouissent du silence de Carney sur le projet de système à deux vitesses de Smith

EDMONTON, AB — Cette semaine, des organisations qui prônent depuis longtemps une plus grande place pour le secteur privé et les mécanismes de marché — sur le modèle américain — dans les soins de santé ont salué « l’ouverture » du premier ministre Mark Carney à l’égard des initiatives de Danielle Smith visant à étendre le système de santé privé à deux vitesses en Alberta.

Les députés néo-démocrates Heather McPherson (Edmonton Strathcona) et Gord Johns (Courtenay-Alberni) avertissent que le refus de M. Carney d’appliquer la Loi canadienne sur la santé ouvre la porte à un système de santé à deux vitesses au Canada.

« Au Canada, les soins de santé publics universels font partie de notre identité », a déclaré M. Johns, porte-parole du NPD en matière de santé. « Le Premier ministre ne peut pas rester les bras croisés pendant que ce système est démantelé province par province. Les groupes qui se réjouissent du silence du premier ministre ne sont ni des travailleuses et travailleurs de la santé ni des citoyen·nes ordinaires qui dépendent du régime public de santé. Ce sont des organisations qui, depuis des années, militent pour une privatisation accrue et une place plus importante accordée au profit dans le système de santé canadien. »

Les Albertain·es constatent déjà les conséquences de politiques qui transfèrent les médecins, les interventions chirurgicales et les ressources vers le secteur à but lucratif, tout en rendant plus difficile pour les familles l’accès à des soins publics en temps opportun. Le gouvernement fédéral a la responsabilité de faire respecter la Loi canadienne sur la santé et de veiller à ce que chaque Canadien·ne puisse accéder aux soins en fonction de ses besoins de santé, et non de ses revenus.

« Au Canada, le revenu d’une personne ne devrait jamais déterminer si elle reçoit les soins dont elle a besoin », a déclaré Mme McPherson. « Le Premier ministre affirme vouloir collaborer avec les provinces, mais cette collaboration ne peut pas inclure le soutien à des menaces manifestes pour l’avenir des soins de santé publics. »

Le soutien de lobbyistes de la privatisation liés à des entreprises américaines du tabac et de l’industrie pharmaceutique, ainsi qu’aux tristement célèbres frères Koch, soulève des questions importantes quant aux motivations du premier ministre à refuser de défendre le système de santé canadien.

« Le gouvernement fédéral peut et doit faire beaucoup, en collaboration avec les provinces, pour améliorer les soins de santé à l’échelle du Canada », a déclaré M. Johns. « Au lieu de précipiter la fin du système public et universel de soins de santé, le premier ministre doit augmenter les transferts en santé et faire respecter la Loi canadienne sur la santé. »