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29 juillet 2026

Le NPD se joint au personnel de bord, membre du SCFP, pour exhorter le gouvernement libéral à ne pas répéter la violation du droit de grève survenue chez WestJet

Alors qu'une grève potentielle du personnel de bord de WestJet se profile, le NPD exhorte le gouvernement libéral à respecter le droit de négociation collective des travailleur·euses et à s'abstenir d'intervenir si une grève devait éclater. Bien que les négociations soient en cours, un arrêt de travail pourrait survenir dès le 2 août.

Dans une lettre adressée à la Ministre de l’Emploi Patty Hajdu, Don Davies, porte-parole du NPD en matière de travail, et la députée Leah Gazan ont relayé les préoccupations exprimées par Alia Hussain, présidente de la section locale 8125 du SCFP — qui représente plus de 4 400 membres du personnel de bord de WestJet — concernant une éventuelle intervention du gouvernement. L’été dernier seulement, les libéraux avaient tenté de mettre fin à la grève des agent·es de bord du SCFP chez Air Canada après seulement 12 heures.

« Compte tenu des violations répétées, par le gouvernement libéral, du droit de grève des travailleur·euses canadiens, nous nous joignons à l’appel lancé par les travailleur·euses du SCFP et d’ailleurs pour que vous respectiez leurs droits constitutionnels et que vous vous absteniez de prendre parti pour la direction de WestJet en les forçant à reprendre le travail sans entente équitable », peut-on lire dans la lettre.

La lettre du NPD réitère l’appel lancé par Alia Hussain, présidente de la section locale 8125 du SCFP, au gouvernement fédéral pour qu’il s’abstienne de recourir à l’article 107 du Code canadien du travail afin de mettre fin à la grève par la force. « Lorsque les gouvernements interviennent dans la négociation collective, a-t-elle déclaré, ils risquent de faire pencher le rapport de force au détriment des travailleur·euses et de compromettre la tenue de véritables négociations, comme nous l’avons vu chez Air Canada l’été dernier. Au nom du SCFP 8125, j’exhorte le gouvernement fédéral à respecter nos droits en matière de négociation collective et à s’abstenir d’intervenir. »

Tout comme lors de la grève chez Air Canada l’an dernier, la section locale 8125 du SCFP a désigné le travail non rémunéré comme une préoccupation majeure demeurée sans réponse après des mois de négociations avec WestJet. Témoignant d’un soutien massif de la part des travailleur·euses, le syndicat a annoncé le 15 juillet que 99,4 % de ses membres avaient voté en faveur de la grève, avec un taux de participation de 97,3 %.

« La négociation collective a toujours été le meilleur moyen pour les travailleur·euses d’obtenir un salaire juste et viable », a déclaré le député Davies. « Lorsque le gouvernement intervient en recourant à des tactiques déloyales de briseur·euses de grève, il fait pencher la balance en faveur des dirigeant·es de grandes entreprises, au détriment des travailleurs qui peinent simplement à joindre les deux bouts. Les travailleur·euses méritent mieux que le favoritisme constant dont ce gouvernement libéral fait preuve envers les grandes entreprises. »

La députée Gazan, qui a parrainé le projet de loi C-247 du NPD visant à abroger l’article 107 du Code canadien du travail — l’outil couramment utilisé par le gouvernement pour briser les grèves —, a déclaré que les libéraux de Carney ne peuvent pas poursuivre leurs violations des droits de la personne.

« La Cour suprême a confirmé que le droit de grève est protégé par la Charte, tandis que la Cour internationale de Justice a statué qu’il est protégé en vertu du droit international. Nous ne resterons pas les bras croisés alors que le gouvernement traite les droits fondamentaux de la personne comme s’ils pouvaient être jetés aux oubliettes dès qu’ils gênent des entreprises avides de profits. »