5 octobre 2026
Demande d'un débat d’urgence par deputée NPD McPherson sur l’ingérence étrangère dans le référendum albertaindemandé est refusé
OTTAWA – La députée néo-démocrate Heather McPherson (Edmonton Strathcona) a demandé aujourd’hui la tenue d’un débat d’urgence à la Chambre des communes sur les informations faisant état d’ingérence étrangère dans le référendum à venir en Alberta. Sa demande a été accordée.
Heather McPherson a fait la déclaration suivante:
« Je suis déçue que ma demande de tenir un débat d’urgence sur l’ingérence étrangère dans le référendum à venir en Alberta ait été refusée. Alors que les Albertaines et les Albertains s’apprêtent à voter dans seulement deux semaines, le Parlement devrait poser les questions difficiles dès maintenant, et non après le dépouillement des bulletins.
Nous traversons un moment dangereux pour notre pays.
Au cours de la fin de semaine, The Globe and Mail a révélé de nouveaux liens profondément préoccupants entre des séparatistes albertains et des stratèges politiques républicains des États-Unis. Selon le Globe, des stratèges politiques américains se sont rendus en Alberta pour conseiller des séparatistes sur des technologies de ciblage des électeurs, tandis que des dirigeants séparatistes auraient offert à des représentants américains un accès aux ressources en eau douce et aux redevances pétrolières de l’Alberta en échange d’un soutien à la cause séparatiste.
Il y a seulement quelques mois, l’Alberta a été touchée par une importante fuite de renseignements sur les électeurs, lorsque les renseignements personnels de près de trois millions d’Albertains ont été exposés par l’intermédiaire d’une base de données liée à la liste électorale provinciale. Les responsables fédéraux de la sécurité étaient suffisamment préoccupés par cet incident pour qu’il fasse l’objet d’une évaluation de sécurité nationale. De plus, des informations font état depuis des mois de la Russie comme source de désinformation visant les électeurs albertains.
Les Albertaines et les Albertains voteront dans seulement deux semaines. Il est donc urgent que les parlementaires posent des questions difficiles au gouvernement fédéral sur ce qu’il sait, sur les mesures prises par nos organismes de sécurité et sur les mesures mises en place pour protéger les Albertaines et les Albertains ainsi que l’intégrité du référendum. Nous ne pouvons pas attendre que les bulletins soient comptés.
L’enjeu qui nous occupe dépasse l’Alberta et dépasse le mouvement séparatiste. Les Canadiennes et les Canadiens ont parfaitement le droit d’avoir des désaccords sur l’avenir de notre pays. Mais ces décisions appartiennent aux Canadiennes et aux Canadiens. Notre souveraineté ne doit pas être sous-traitée à des stratèges politiques américains, à des acteurs russes, à d’autres intérêts étrangers ou à quiconque cherche à manipuler notre processus démocratique.
Il s’agit de la souveraineté du Canada.
Il s’agit de protéger les renseignements personnels des Canadiennes et des Canadiens.
Il s’agit de l’intégrité de nos élections.
Et il s’agit de savoir si les Canadiennes et les Canadiens pourront décider de l’avenir du Canada sans ingérence étrangère malveillante.
Le Canada subit déjà une pression extraordinaire de la part des États-Unis, notamment des menaces qui pèsent sur notre souveraineté et notre sécurité économique. Dans le même temps, nous voyons des acteurs politiques étrangers extrémistes exploiter les divisions au sein du Canada. Cela nous touche toutes et tous.
Je suis fière d’être Albertine et fière d’être Canadienne. Je suis en profond désaccord avec la décision de Danielle Smith de déclencher ce référendum, mais je crois que ce sont les Albertaines et les Albertains qui devraient décider de l’avenir de leur province. Nous devons pouvoir prendre cette décision librement, avec des informations exactes et sans ingérence politique étrangère.
Ce qui se passe en Alberta concerne chaque Canadienne et chaque Canadien. Et le Parlement doit agir avant qu’il ne soit trop tard. »